Deblogs 2.0, et si l'on réapprenait l'humilité ?
Ben, voila, c'est fini. la grande messe a refermé ses portes. Je sens qu'il faudrait écrire quelques lignes là dessus, pour une fois qu'on prend un peu le temps de réfléchir et de se poser. Seulement, voilà, la panne sèche. J'ai beau relire le dernier post pourtant critique de Cyril Fievet sur PointBlog, ou les 600 signes de Joël Ronez je ne parviens pas à trouver "du sens" à tout ça. D'ailleurs Cyril glisse en passant que " (..)pour beaucoup des participants dans la salle, "on n'apprenait pas grand chose". Et comment peut-on vraiment apprendre quelque chose de son semblable ? N'est-ce pas là justement ce qui cloche : à lire les comptes rendus péniblement glanés ici ou là, je reste très dubitatif devant le lissage qui est en train de s'opérer plus ou moins consciemment sur les usages du blog. Mais il est vrai qu'il est toujours difficile de se faire une opinion sur les evenements de ce genre quand on y participe pas. J'espère bientôt pouvoir lire quelque chose de plus consistant, réflexif, ou critique...
Petite nausée, lassitude. Pourtant je voudrais croire moi aussi à "l'ampleur des changements qui s'annoncent" évoqués par Cyril... Je tombe alors sur un excellent post d' Emannuel Parody sur ZDnet.
Distance, réflexion, ironie mais sans méchanceté . Je vous invite très vivement à lire ce texte, qui évoque la " formidable machine à s’autocélébrer" et son étrange incapacité à parler d'elle même...
Et brutalement, l'innatendu : un commentaire de Loïc Le Meur, agressif, stupéfiant. Bien sûr je peux comprendre sa déception à la lecture de textes un peu critiques sur un événement pour lequel il s'est beaucoup investi avec ses amis, mais je trouve sa réaction particulièrement violente et décalée. Monsieur Le Meur, vous faites indéniablement des choses très interessantes, mais il faut savoir, il me semble, accepter avec humilité la critique d'où qu'elle vienne. Ou enfin éviter de transformer les débats en conflits d'orgueils et de personnes. Ah, zut, la je prends des risques sans doute, je suis même pas indexé dans technocrati et j'étais pas aux Blogs 2.0 !
Je pense qu'il est temps, d'aller regarder passer les nuages, les merveilleux nuages....
PS. Je tiens à saluer l'attitude de Loïc qui a jugé bon de modifier légerement son post quelques heures plus tard : "Disclaimer (-mise à jour: suppression de la première phrase écrite sous le coup de la fatigue et la colère. Toutes mes excuses pour cette phrase restée environ 6 heures en ligne, d'accord avec les commentaires là-dessus) ". Je ne connais personnellement ni Loïc Le Meur, ni Emannuel Parody, mais je trouve vraiment ce genre de polémique désastreuse. Oui, la passion d'innover, la puissance entreprenariale d'un Loïc Le Meur font indeniablement progresser le monde de l'information ; Oui, la réserve critique, la prudence sceptique de journalistes comme Emmanuel Parody sont essentiels pour éviter le piège du miroir déformant... Ce n'est donc pas qu'une affaire de personne, majesté contre majesté...le roi est toujours tout nu.


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Posted by: Laurent Javault | décembre 13, 2005 06:57 PM