JANVIER, 2008

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novembre 02, 2007

Je fais la sieste

la Sieste du blogNon, non ce blog n'est pas mort... il fait la sieste tout simplement.

Certes c'est une longue, longue sieste, de celles qui vous bousculent de rêves étranges et vous laissent un peu hagard au réveil. Mais bon, je suis seul maître à bord et c'est ainsi.

Le temps qui passe me donne suffisamment de recul d'ailleurs pour avoir des envies de réorganisation, de relookage, et de partages.... Donc à bientôt.

mars 17, 2007

Smile, It Confuses People

J'EXISTEJe me suis souvent demandé ce qui trottait dans la tête de tous les googlemaniaques qui courent après le  rank de leur signature,  taguent, Flickrisent et Motionisent frénétiquement les  web 2.0 like, forums, blogs et autres wikis pour ....ne rien dire d'autre finalement que leur nom.

Je me souviens de cet homme sandwich descendant silencieusement la rue de Rennes, à contre courant de la foule des cohues de noël, avec ces quelques mots écrits en lettres rouges sur la pancarte dressée sur ses épaules : "J' EXISTE". 

Beau geste, message troublant et humoristique qui faisait effectivement sourire les passants. Pourtant, je crois qu'autre chose se tramait là. Le visage de l'homme était imperturbable, et ce n'était pas une posture: cherchant à croiser son regard, j'ai réalisé brusquement qu'il fallait lire bien autrement le message. "J'EXISTE", c'était en fait comme le "ceci n'est pas une pipe " de Magritte car cet homme n'existait pas, effectivement, même dans sa façon de provoquer le regard des autres.

Un peu plus loin, contre la vitrine de la Fnac, une jeune fille au visage doux regardait passionnément un grand flandrin boutoneux, qui observait hilare l'homme sandwich fendre la foule. Dans les yeux de l'adolescente, déjà amoureuse, rien d'autre que "tu existes dans ma vie".
Que le jeune homme n'ait pas perçu cela était sans importance : il "existait avec évidence," comme ça, sans même l'avoir cherché ou cultivé dans les yeux d'une lycéenne.

Et si, après le passsage des hommes sandwiches qui cherchent une singularité dans le tumulte de la toile, on tentait plutôt de croiser quelques uns de ces yeux brûlants qui nous regardent regarder les autres...

Maniaques du sticker web à votre nom, usurpateurs, égotistes ou désespérés, si vous saviez le plaisir de l'anonymat ! 
Pas celui, petit et mesquin, du lâche qui cache ses malfaisances...  Non :  le bel et glorieux anonymat de celui qui sait libèrer sa parole de l'attache de son nom et la laisser grandir ailleurs; mais aussi celui qui sait  se lever parfois,  tête nue, en pleine lumière, pour plonger  ses yeux dans les yeux de l'autre humain qui le regarde, dialoguer, écouter,  et exister.

 


Vous pouvez fermez les yeux et écouter - Time, Sandi Thom

mars 09, 2007

Je ne demande rien, sinon peut être que l'on parle de ce que nous faisons

gary.jpgVieux braconnier du Carrefour des Possibles, je suis assez habitué à y être ému : manière en passant de féliciter le comité de sélection qui sait toujours dénicher -au milieu des projets business et innovants- une petite perle de poésie, d'art ou d'humanité simple.

Hier, pourtant , quand Gary Généreux est venu présenter son projet, ça partait plutôt mal...
D'abord un nom pareil, ça ne se fait pas, ou faut assumer ! puis la présentation, genre larmoyante, un peu trop bon sentiment, bref, je me preparais à me constituer une attitude d'attention contrite mais distante .
Apres tout, même si je suis remué par la misère des autres,  je n'étais pas la pour ça. Puis je ne sais pas ce qui s'est passé,  la simplicité maladroite de la présentation ou le pitch  un peu réchauffé de Gary " Très petit – je n’avais pas trois ans – je demandais souvent à mes parents pourquoi les riches ne mettaient pas la moitié de leur fortune dans une gigantesque boite qui servirait aux « très pauvres » en cas de besoin. Quelques vies plus tard, - j’ai 55 ans - je n’ai pas renoncé à mon rêve en me disant que je n’avais qu’à remplacer l’argent de la boite par le savoir. C’est ainsi qu’est né dixiemefamille.com »...bref, y a un truc qui s'est passé, comme avec mon moinillon au téléphone 3G (voir post précédent).

Il me semble qu'il y a là en effet  pas mal d'indices qui confortent la belle ambition que nous faisons porter à ce monde émergent.. : réseau social, mise en relation, partage de compétences et de connaissances, valorisation par la solidarité , création de valeur collective mais aussi refus de la déresponsabilisation.

Bref,  ça me plait pas mal. Gary demande qu'on en parle :  j'en parle  donc (pour en savoir plus )  et, même, je me suis inscrit sur dixiemefamille.com,  pas pour libérer ma bonne conscience, non, non, pour apprendre des choses, inaccessibles autrement, d'autres familles aux parcours si lointains de la mienne.

Gary, à l'occasion, je t'offre un verre, tu as de belles leçons de vie à me donner.

mars 04, 2007

web 0.0 : la rencontre d'un portable 3g et d'une branche d'amandier dans le froc d'un moinillon polisson.

Réglons les affaires courantes : tout va bien !  malgré l'absence de post,  il se passe juste  des choses intéressantes chez Nextmodernity qui modifient quelque peu ma posture sur ce blog qui est -rappelons le- tout sauf une vitrine professionnel ou un instrument de buzz commercial.

Rendez-vous donc, très bientôt, sur les nouveaux blogs de l'aventure nextmoderne et, pour les bribecasts, sur un espace dédié.
Ici , je règne en capitaine pirate, seul maître à bord, avec mépris ou tendresse -c'est selon- pour ceux qui me lisent. Voila qui me permet une belle liberté, celle d'écrire ou ne pas écrire, pour moi ou pour personne.

Amandier Van GoghCe soir, justement, en allant placer ma poubelle doucement satisfait de la journée accomplie, je regardais monter la lune encore émoustillée de son éclipse parisienne de la veille. Je pensais à cette belle époque moderne où, grâce au web, nous allions enfin pouvoir agir sur le monde avec nos petits moyens d'humains, petits et moyens : Soirées de blogueurs, ressacs rss,  plugs-in mobiles,  alertes linked-in,  vagabondages Second Life... belle mantra mais un truc clochait pourtant :
Tout au bout de la rue, sous les réverbères, un moine bouddhiste, enveloppé de sa robe safran, était en train de se démener avec un téléphone portable dernière génération. Il essayait tant bien que mal de se prendre en photo tout en parlant  -avec qui ?- (j'habite à coté d'un temple..pour ceux qui s'inquiètent de ma santé mentale...).

Puis, soudainement, il s'est arreté, a éteint le portable, l'a enfoncé dans les plis de son drapé de cinéma, a regardé à gauche, puis à droite.... et, avec un sourire invisible, mais évident, est allé couper furtivement une branche d'amandiers dont les fleurs avaient  déjà percé. Puis il a disparu.

Y a un truc qui cloche en effet : on a oublié le web 0.0....!!
Je ne parle pas de la nostalgie passéiste des antitechno, de la posture ayatolesque du baba cool rigide , du regard courroucé du garant d'une certaine idée de la culture et du savoir... non, non, simplement de la rencontre d'un portable 3g et d'une branche d'amandier dans le froc d'un moinillon polisson.

Le web 2.0 n'est-il pas finalement une belle oportunité de donner du sens à tous ces gestes vers demain ? entendons-nous : une oportunité parmi d'autres, comme il existe déjà le sourire 0.0 , les belles ballades dans les chemin perdus 0.0, le rire définitif du bébé 0.0 qui saute dans les flaques d'eau, les vrais échanges 0.0 quand on a le temps de recevoir l'hôte inattendu qui nous bouscule un peu.
Et si le web 2.0 n'était simplement qu'une manière de dire la vie 0.0, quelques signes pour donner le sens de ce qui se passe, au-delà, bien au delà du web.... ?

...une branche d'amandier en fleurs, la beta du bouquet que nous voulons offrir au monde.

novembre 15, 2006

Apologie du bribecast

BribecastAllez, allez, je m'y mets, finies les longues paresses qui fixent les notes sur statut brouillon.

De retour de chez un client, je me me surprends à reprendre mon vieux rêve : parvenir à bloguer à la volée, comme ça, quelques phrases bien senties jaillies sous l'enthousiasme du moment et la dynamique créative des projets.  Car c'est là que ça se joue finalement : les mains dans le camboui, face à un client avec des objectifs, un quotidien souvent si loin des belles envolées lyriques sur les grands changements en cours et la "révolution web 2.0"....

Me faudrait un petit dictaphone magique podcasteur/scripteur qui retranscrirait ça gentiment  pendant les réunions sans qu'on ait à lui dire et le publierait sur le blog. Tout juste si, le soir à la chandelle, je me fendrai d'un ou deux commentaires.. J'appellerais ça le bribecast :-)

Bribecaster me réconcilierait assez avec ce blog que je délaisse finalement sans honte. Je puise suffisamment de belles trouvailles sur ceux des autres où l'information se répand comme une trainée de poudre. Je n'ai pas non plus vraiment le goût du journal intime public, il y a déjà tant à faire pour apprendre à parler,  avec pudeur et profondeur, à ceux que j'aime.
Enfin, il est clair qu'une vraie dimension manque encore dans notre blogosphère des chercheurs du 2.0 : la parole de proximité, celle qui sait mettre à l'aise et distiller avec intelligence un message qui saurait toucher à la fois les amis experts et les candides curieux de comprendre ce que ce tumulte veut dire. C'est aussi une des raisons de ma présence discrete sur les espaces de visibilités du web 2.0 où en définitive on ne  se croise et recroise -avec plaisir d'ailleurs- qu'entre  serial blogueurs/innovateurs/veilleurs/analystes/entrepreneurs 2.0.

Transformer l'egosphère aux petits bars lounge en une vaste terrasse éclairée ouverte aux quatre vents ; rester exigeant, passionné, aventureux sur le fond, mais prêt à se taire et à écouter le visiteur qui demande pourquoi on s'amuse si bien ici. Lui servir une coupe, et l'entrainer en riant, le smoking impeccable mais les pieds nus dans le sable pour en sentir la fraicheur.

C'est décidé, puique sony ou apple ne m'ont pas encore  inventé ma fabuleuse machine à bribecaster, je m'y risquerai en scribe besogneux  dès mon prochain post ;-)

octobre 14, 2006

Des mots simples...pour réconcilier désir personnel et efficacité

Efficacité collectiveSur son Blog arkandis, Sylvie Le Bars, évoque ses premières réactions à la lecture du Petit précis d'efficacité collective.  et dit être séduite par notre réflexion et celle de JC Cornu sur la nécessité de mettre la technique en perspective de l’individu.

Nous nous étions en effet interrogés sur le ton et le contenu de notre participation à cet ouvrage ambitieux élaboré avec exigence et rigueur par Richard Collin pour Microsoft. Un des risques, en effet, lorsqu'on tente une synthèse méthodologique ou théorique autour de sujets aussi stratégiques est d'oublier l'utilisateur final, celui qui se coltine la réalité, les contraintes multiples du quotidien professionnel. Nous avions donc insisté tout particulièrement sur la nécessité de prendre en compte les réelles attentes de chacun, au-delà des projet de l'organisation dans laquelle ils évoluent.

Faire le pari de l'attention aux désirs et aux projets spécifiques de chacun -qui peuvent être un profond refus d'avancer ou de partager la même idée d'efficacité- nous semble une des voies importantes vers la réussite de toute démarche durable visant à ameliorer l'efficacité globale des organisations. Nous avons donc été touché et conforté dans cette conviction en lisant ce post persuadés d'ailleurs que nombreux autres artisans de l'efficacité collective oeuvre dans ce sens.

Merci donc Sylvie pour cette réaction. Jaime assez tous ces signes qui parlent d'une entreprise qui apprend à lire et à écrire l'humain à l'école de la vie. J'attends la remise des carnets avec impatience...
> recevoir le Petit précis d'efficacité collective
> Richard Collin nous en dit plus..

septembre 25, 2006

"Que le silence est beau derrière le dos de l'explicant"

"Que le silence est beau derrière le dos de l'explicant". Me reviennent souvent ces vers du poète Lorand Gaspar, quand je ferme mon lecteur RSS. Le sourire de cet homme cuit au soleil de Judée *.

Ce n'est pas dire que la cueillette n'est pas fructueuse : combien de nouveautés, d'expériences, d'émotions... Pourtant si je ne me lasse pas de cette longue, longue traine qui avance inéluctablement vers de nouveaux chemins qu'il faut réinventer, jour après jour, il m'y manque la pierre chaude et plate, douce au fessier, propice au regard vers l'horizon immobile ; celle qui me ferait respirer plus profondément et comprendre un peu, ce que, finalement,  tout cela veut dire.

C'est un peu honteux, que je reprends ce blog, car bien sûr finalement "cela ne se fait pas". Un blog silencieux est plus sinistre qu'un cimetière marin. Eau de toute part, coque de noix, battant de la poupe, drisses lâches, un blog se doit de faire sa ration de bulles... Pourtant finalement c'est avec un vrai plaisir, enraciné et profond que je lis la date de mon dernier post : posté par fabien lair le 30 juin 2006. Quel bonheur ! deux mois plein de beau silence pour rendre les choses dérisoires. tellement dérisoires....

Et si, finalement, les blogs ne couraient après le temps que pour masquer le silence , le merveilleux silence qu'il y a entre les posts.
Essayez : prenez votre blog favori. Cliquez un article au hasard. Imprimez le, et ..stop , éteignez votre ordinateur.
Lisez le. C'est un torchon ? ..pourquoi le lire. Sinon... pourquoi ne pas lui laisser le temps de vivre ?
C'est décidé, je vais lancer les blogs aux posts annuels. Un post, et le silence -des commentaires pourquoi pas- mais rien d'autre pour laisser les mots prendre du sens.

...donc, vague à l'âme, mais marcheur impénitent,  ainsi je reprends présence sur CopKm.

 


Reprise d'un cantique profane sur le thème de l'exil et de l'étranger

Non pas en exil.
Non pas étranger.
Solidaire des hommes et des bêtes
Solidaire des eaux, de la boue,
de la roche et des champs des forêts et forêts de constellations.

Graine de la grande tribu des sables et cailloux
de toute cellule vivante,
pétales de floraison dans le vent,
solidaire de la joie et de la douleur.

D’une patrie de pensée infinie
de toute connaissance limitée
clairières de notre pensée finie.

Solidaire d’une commune ignorance
de tous nos forages, explorations, recherches
de notre désir infini de comprendre —
de toute lumière et de promesse de lumière
qu’elle témoigne d’elle-même ou de la nuit,
de celle à certaines heures que respirent
au désert de Judée les pierres —

Solidaire d’une patrie de mouvement infini
des limites de nos ici et maintenant innombrables

Non, je ne suis pas en exil,
chez moi dans le jaillissement
dans la chute et dans l’usure
dans le diamant et la pacotille
chez moi dans la jubilation des eaux et des airs
et comment parler du mouvement sans bornes
sous les averses d’averses de photons
les vitesses de tant de rayonnements
dans la fraîcheur fragile du verger en fleur
rencontré ce matin de février sans nombre
dans l’éventail d’années et d’années de lumière —
je suis le marcheur qui respire l’ouvert
de tous ses poumons et dont le corps-cerveau
compose des images, musiques et langues,
je suis celui qui chante dans le chant
hors métrique et hors vocabulaire
les matins de toute vie et les soirs
et les nuits de solitude peuplées
de pensées qui s’envolent de leurs fenêtres
de tout ce qui se déplie, telles les eaux
que parcourt un battement d’aile dans la nuit
de l’eau solidaire de celui qui dort,
comme de celui qui écoute le poème au-dedans, au-dehors —

Lorand gaspar 1995
Aquarelle zao wou ki

juin 30, 2006

La Nextmodernité est-elle macho ?

Macho.pngAlors que je flanais une fois de plus dans notre belle librairie nextmoderne, il a fallu me rendre a l'évidence : parmi les experts, philosophes et autres penseurs qui tracent ou decryptent les contours de la nextmodernité, pas une seule femme. Pas une seule femme, est-ce possible ? malheureusement, il faut bien s'y résoudre : sous tous ses aspects les plus prometteurs (ouverture, échanges, participation, communautés..) le web 2.0 est tout aussi macho que son vieux papa. Et pourtant... si l'on veut bien aller faire un tour au delà de la micro sphère technologique, derrière les pupitres des conférences multipodcastées, ou loin des best seller de la pensée, elles sont là ! Sans doutes plus humbles et ouvertes au real world, indiscutablement plus aptes que nous les hommes à laisser somnoler leur ego, peut être moins technovores mais tout autant impliquées dans ce qui bouge ce monde en profondeur. Quel dommage cependant que si peu d'entre elles ne lèvent la voix pour enrichir le beau dialogue de la réflexion collective...nous apprendrions sans doute alors à baisser d'un ton , un peu gené de claironner si fort ce que nous croyons savoir.

>Une voix qui dit des choses sur l'identity 2.0 http://www.kaliyasblogs.net/Iwoman/
> Women Entrepreneurs Doing Better Than Men
> women 2.0 conference
> colloque ministère de la recherche
> Presse citron : où sont les femmes ?
> Pascal Rossini, Des femmes au firmament du marketing online
> Magazine 8-Fi - Les femmes, avenir des nouvelles technologies?

tableau: macho, Orlando Lara



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