Apologie du bribecast

15 03 2007

BribecastAllez, allez, je m’y mets, finies les longues paresses qui fixent les notes sur statut brouillon.

De retour de chez un client, je me me surprends à reprendre mon vieux rêve : parvenir à bloguer à la volée, comme ça, quelques phrases bien senties jaillies sous l’enthousiasme du moment et la dynamique créative des projets.  Car c’est là que ça se joue finalement : les mains dans le camboui, face à un client avec des objectifs, un quotidien souvent si loin des belles envolées lyriques sur les grands changements en cours et la “révolution web 2.0″….

Me faudrait un petit dictaphone magique podcasteur/scripteur qui retranscrirait ça gentiment  pendant les réunions sans qu’on ait à lui dire et le publierait sur le blog. Tout juste si, le soir à la chandelle, je me fendrai d’un ou deux commentaires.. J’appellerais ça le bribecast :-)

Bribecaster me réconcilierait assez avec ce blog que je délaisse finalement sans honte. Je puise suffisamment de belles trouvailles sur ceux des autres où l’information se répand comme une trainée de poudre. Je n’ai pas non plus vraiment le goût du journal intime public, il y a déjà tant à faire pour apprendre à parler,  avec pudeur et profondeur, à ceux que j’aime.
Enfin, il est clair qu’une vraie dimension manque encore dans notre blogosphère des chercheurs du 2.0 : la parole de proximité, celle qui sait mettre à l’aise et distiller avec intelligence un message qui saurait toucher à la fois les amis experts et les candides curieux de comprendre ce que ce tumulte veut dire. C’est aussi une des raisons de ma présence discrete sur les espaces de visibilités du web 2.0 où en définitive on ne  se croise et recroise -avec plaisir d’ailleurs- qu’entre  serial blogueurs/innovateurs/veilleurs/analystes/entrepreneurs 2.0.

Transformer l’egosphère aux petits bars lounge en une vaste terrasse éclairée ouverte aux quatre vents ; rester exigeant, passionné, aventureux sur le fond, mais prêt à se taire et à écouter le visiteur qui demande pourquoi on s’amuse si bien ici. Lui servir une coupe, et l’entrainer en riant, le smoking impeccable mais les pieds nus dans le sable pour en sentir la fraicheur.

C’est décidé, puique sony ou apple ne m’ont pas encore  inventé ma fabuleuse machine à bribecaster, je m’y risquerai en scribe besogneux  dès mon prochain post ;-)